"Butterfly E-fect"

Installation robotique
2016

 

Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ?
(
Edward Lorenz, 1972).

Cette matrice verticale de 120 papillons artificiels animés, incarne de façon poétique et contemplative une colonie d'animaux sociaux. Un, deux, puis trois papillons s'animent. Un ballet de battements d’ailes de papillons émerge de ce mur d’insectes artificiels.

 

Le tout est plus que la somme des parties. A la façon des animaux sociaux qui vivent en colonie (abeilles, fourmis, rats, poissons, oiseaux…) cet ensemble de petits organismes simples exhibe un comportement de groupe plus complexe que celui de chaque élément.

Théorie du chaos.

Ce système dynamique propose une alternance de séquences individuelles et de mouvements plus collectifs, de comportements cohérents et homogènes et d'autres qui semblent plus indéterminés voire aléatoires.

Ainsi cette colonie agit parfois à l’unisson, semblant obéir à un principe cybernétique d’auto-régulation, voire d’auto-poïèse, mais parfois cette communauté semble bien plus instable et sensible aux conditions initiales, ce qui caractérise la théorie du chaos, qui a été simplifiée et illustrée par la célèbre théorie de l’effet papillon d’Edward Lorenz.

Espèces en voie de disparition.

Le public donne vit à ce ballet de battements d’ailes par l'intermédiaire d'un dispositif électronique qui capte sa présence. Mais il suffit qu’un seul spectateur s’approche trop, pour provoquer le ralentissement puis l’arrêt des battements d’ailes, symbolisant l’extinction de certains insectes.

Cette omnipotence de l’humain sur le non-humain nous donne à réfléchir sur l’impact de l’action de l’homme sur la Nature, sur l’extinction d’espèces menacées et leur fragilité, telles les abeilles, papillons et autres dodos… Bientôt notre monde sera-t-il peuplé de créatures artificielles de substitution?


Extrait vidéo

Exposition personnelle @Lézarap'Art - Cité des Arts de la Rue dans le cadre du Printemps Coréen à Marseille



Coproduction:
Lézarap'Art

Cité des Arts de la Rue